samedi 19 septembre 2009

Gros plan sur... la noix de coco

Longtemps mise au rancart en raison de sa teneur élevée en lipides, la noix de coco retrouve peu à peu ses titres de noblesse, et menace même de bientôt être considérée comme un aliment santé par excellence.

En effet, la noix de coco est composée à près de 80% d'acide gras saturés, que l'on croyait à tort nocifs pour la santé du coeur. Mais des études récentes ont montré que, loin d'être nuisibles, ces acides gras (entre autres l'acide laurique, principal lipide contenu dans le lait maternel) seraient grandement appréciables.

Tous les éléments de la noix sont nutritifs, chacun à sa façon.

L'eau de coco, contenu dans le coeur, est finement parfumée, désaltérante et exerce une action bénéfique sur les reins.

La pulpe, riche en fibre, peut être coupée en morceaux et mangée telle quelle, ou encore râpée plus ou moins finement et incorporée à différentes recettes, par exemple des salades de fruits ou de légumes.

Le lait de coco, obtenu par pression de la pulpe fraiche, agrémente les soupes et curries asiatiques, et est riche en éléments tels que le fer, le manganèse et le cuivre.

L'huile de coco, surtout lorsqu'obtenue par pression à froid de la pulpe séchée, est de loin la plus intéressante. En plus de sa teneur élévée en acide laurique, tel que mentionné ci-haut, elle possède des vertues antiseptiques et est efficace dans la lutte contre les virus et bactéries.

Pour en savoir plus, cliquer ici
et ici:

mardi 15 septembre 2009

Pour ceux et celles qui ne peuvent vivre sans leur purée de pommes de terre


La traditionnelle purée de pommes de terre qui accompagne si bien les viandes est, pour plusieurs, l'une des choses les plus difficiles à abandonner.

Eh non, la pomme de terre n'est pas paléo!

Elle n'a vraiment été introduite dans l'alimentation humaine que lorsque les espagnols l'ont découverte dans les Andes, où elle était cultivée depuis
quelques centaines d'années. Et encore, jusqu'à la fin du 18e siècle, on la réservait au bétail et aux prisonniers. Il faut également tenir compte qu'à l'état cru, la pomme de terre est indigeste et même toxique pour certains.

Que faire alors?

Simple: utiliser du chou fleur! Il suffit de faire cuire une tête de chou-fleur à la vapeur, puis de le mettre en purée au robot culinaire. Un peu d'assaisonnement au goût, un soupçon d'huile de coco pour l'onctuosité, et voilà!

dimanche 30 août 2009

Recette de Nutella paléo

En regardant la liste des ingrédients d'un pot de Nutella, il est facile de constater combien les produits chimiques utilisés ont peu à voir avec une alimentation paléolithique (et peu importe les idioties que l'on essaie de nous faire croire dans le commercial télévisé).

Mais cette tartinade demeure facile à réaliser avec des éléments conformes à notre choix de vie:

- 2 tasses de noisettes émondées (les acheter déjà émondées ou alors retirer le plus de peau possible - voir le vidéo pour la technique)
- 1 cuil. à table de miel
- 3 cuil. à table de cacao
- huile de coco pour obtenir la consistance voulue
(on peut aussi varier la quantité de miel et de cacao, au goût)

La démonstration se voit sur ce vidéo et permet de voir comment émonder les noisettes


dimanche 2 août 2009

L'alimentation paléolithique poussée à l'extrême

Caveman vivait au gré des saisons, qui lui apportaient une nourriture diversifiée en fonction des cycles naturels. Au nord, il n’y avait pas de fraises en janvier, peu de volailles en saison froide. Même sous les latitudes tropicales, les mois pluvieux entrecoupaient les périodes d’abondance. Les bananes et les ananas étaient aussi plus ou moins abondants à certains moments de l’année.
Les oeufs, pour leur part, n'étaient disponible que selon les rythmes de reproduction des oiseaux.


Chez les mangeurs de viande des régions tempérées, le gibier qui ne migrait pas changeait tout de même sa teneur en graisse, qui augmentait à l’approche de la saison froide, pour ensuite totalement disparaitre au printemps suivant.

De nos jours, bien à l’abri dans sa maison chauffée, Moderman n’a pas à se soucier des changements climatiques. La mondialisation de l’agriculture fait en sorte que toutes sortes de produits se retrouvent sur les étagères des supermarchés en tout temps, et les viandes du boucher sont de plus en plus maigres.

Certains facteurs poussent néanmoins plusieurs adeptes de l’alimentation paléolithique à se livrer à un exercice visant à les ramener de plus en plus près des conditions de nos ancêtres. Mentionnons entre autres la nouvelle tendance à consommer des produits locaux, ainsi que l’influence que notre corps subit par le changement de luminosité qui varie à l’année.

Devrions-nous limiter notre consommation de fruits en hiver, et augmenter alors notre ration de viande grasse pour harmoniser notre rythme biologique avec celui de la nature? Est-il justifié de consommer de la laitue en novembre, ou de privilégier le gibier et les noix à l’automne?

Et que dire de la cuisson? Est-il souhaitable de faire sauter les céleri, poivron, tomate et autres végétaux, qui sont parfaitement comestibles à l’état naturel. En fait, aucun des aliments que Caveman consommait n’avait besoin d’être cuit, et la viande faisait partie de son quotidien bien avant qu’il ne découvre le feu.

Dans un cas comme dans l’autre, il s’agit d’un choix personnel. L’alimentation paléolithique n’est pas une religion, mais bien un régime de vie qu’on peut facilement être adapté chacun à notre façon.

vendredi 24 juillet 2009

Caveman chez McDonald

L‘alimentation paléolithique n’est ni une religion, ni un dogme. Même si vous désirez y adhérer fidèlement, les écarts ne sont certainement pas un crime. Mais si vous êtes sérieux dans votre démarche et tenez à continuer sur cette voie autant que vous le pouvez, il faut parfois faire preuve d’ingéniosité et de flexibilité.

Dans n’importe quel restaurant digne de ce nom, il est toujours possible de manger paléo tout en profitant d’un excellent repas (exception faite des restos végétariens qui utilisent céréales et/ou légumineuses comme base pour la plupart de leurs plats).

Qu’elles soient italienne, française, grecque ou asiatique, toutes les cuisines du monde comprennent des plats à base de viande (ou volaille ou poisson, bien entendu), accompagnée de légumes. Il importe par contre de spécifier qu’on ne veut ni pommes de terre, ni riz. Dans la plupart des cas, on se fera un plaisir d’augmenter la portion de légumes ou de salade.

Là où les choses se compliquent, c’est dans le domaine de la restauration rapide. À moins de se rabattre sur les nouvelles salades qui sont en vogue ces derniers temps, les sandwichs et burgers font nettement moins paléo. Mis à part quelques établissements aux États-Unis qui ont embarqué dans le mouvement Atkins (qui préconise d’éviter les féculents), il est rarement possible de commander une boulette de viande emballée dans une feuille de laitue.

Mais pourquoi laisser ce simple état des choses nous arrêter? Faisons-le nous-mêmes!

Suffit de déballer le sandwich, retirer le pain, et se servir du papier pour le tenir sans trop se salir. Et le tour est joué! Bien sûr, vos voisins de table vous regarderont peut-être d’un drôle d’air, mais tant pis! Si votre santé vous tient à coeur et que vous avez vraiment faim, une petite boulette de viande ou une poitrine de poulet grillée toute nue valent mieux qu’un estomac qui gargouille!

Dans les aires de restauration qui offrent un grand éventail de comptoirs alimentaires (comme celles des centres commerciaux, par exemple), une brève enquête vous permettra de rapidement trouver à vous sustenter. Oubliez les pâtes et pizza, de même que les hot dogs. Dirigez-vous plutôt vers les restos asiatiques qui peuvent pour servir un plat de crevettes et brocoli, ou encore le libanais qui vous servira un shawarma avec salade. Si vous êtes chanceux, vous trouverez peut-être même un indien qui aura à vous offrir un bon curry de poulet et de légumes. Le tout sans riz, nouilles ou pommes de terre, bien sûr.

Lorsqu’on se voit invité chez des amis, la situation peut se corser. Pendant de nombreuses années, les gens qui devaient suivre des régimes alimentaires particuliers avaient tendance à refuser de telles invitations. Mais pourquoi se priver? Désormais, il est parfaitement bien vu de mentionner à nos hôtes que nous avons une façon inusité mais très saine de nous alimenter, et qui surtout constitue le summum de la simplicité. Viande et légumes, rien de plus. Il est aussi acceptable de demander ce qu’il y aura au menu, ou, à la rigueur, d’offrir d’apporter un plat.

Et puis, qu’est-ce qui est le plus important, le fait de manger ou la joie de se retrouver entre amis? Trop d’emphase est souvent mise sur les quantités de nourriture qui semblent désormais obligatoire de servir lorsqu’on reçoit des des invités. Les nombreuses émissions de télé, les livres de recettes qui inondent le marché et les multiples magazines qui abondent aussi dans ce sens nous font parfois perdre de vue le fait que non, la qualité d’une rencontre ou d’une sortie ne dépend pas uniquement de la bouffe qui nous sera servie.

lundi 20 juillet 2009

Et l'exercice, dans tout ça?

Caveman ne possédait ni vélo, ni patins à roulettes. Il n’avait pour seul moyen de transport que ses deux jambes. Mais il s’en servait constamment. À la merci de son environnement, il devait courir très vite pour échapper au danger, grimper aux arbres lorsque nécessaire, escalader toutes les collines qui se dressaient sur son chemin. Bien entendu, il ne faisait pas de jogging, ne participait pas au Tour de France, ni ne faisait d'exercice dans le simple but de «s'entrainer».

Par contre, la chasse et la cueillette exigeaient, tant des hommes que des femmes, de parcourir de longues distances avant de trouver de quoi manger, ou pour ramasser du bois, puis de le ramener au camp. Dans un cas comme dans l’autre, ces randonnées se faisaient en portant de lourdes charges. Une fois repus, le seul loisir de Caveman et de ses compagnons était la danse, le soir, au coin du feu.

De nos jours, plus rien de tout cela n’est nécessaire. Il suffit de se rendre au marché (en voiture), d’arpenter quelques allées où tout est à portée de main (en poussant un chariot sur roulettes), et de charger les sacs dans la voiture, ce qui ne prend que quelques minutes. À la fin de nos journées surchargées, nos loisirs se résument souvent à regarder la télé ou à surfer sur internet.

Mais puisque notre système n’a pas changé d’un point de vue biologique, comment recréer les activités de Caveman et les incorporer dans notre vie de tous les jours?






L’entraineur Mark Sisson, un expert du mode de vie paléolithique, recommande entre autres :
- de bouger beaucoup, mais à un rythme soutenu, pas trop rapide, donc de privilégier la marche, prendre les escaliers plutôt que l’ascenseur, etc.
- de courir à toute vitesse, mais pendant de très courts laps de temps, ou encore monter les marches à toute vitesse sans raison particulière.
- de porter de lourdes charges ou encore de favoriser la musculation avec des charges maximales - de chercher les occasions de s’amuser qui requièrent un niveau d’activité physique soutenu (randonnée, danse, jardinage).
Il n’est pas nécessaire pour tout ça d’aller s’abonner au gym. Suffit simplement de faire un choix conscient pour incorporer les activités à notre vie de tous les jours, de doser les efforts, et surtout, d’y prendre plaisir.

vendredi 10 juillet 2009

Non, ce n’est pas nécessairement mauvais pour la planète...

Lorsque je décris les principes de l’alimentation paléolithique aux sceptiques, le commentaire qui revient le plus souvent est celui du coût planétaire. En effet, on parle beaucoup de la quantité de forêts qui ont été rasées au profit de la culture de céréales destinées à nourrir le bétail : «Si tout le monde se mettait à consommer de la viande comme les hommes de cavernes, les océans seraient vides et la planète ne pourrait suffire aux besoins de l’élevage».

Mais regardons-y de plus près.

Lorsque Caveman rentre de la chasse avec une prise, peu importe sa taille, celle-ci se voit partagée entre tous les habitants de la communauté. Il est donc logique de conclure que chacun n’aura pas droit à un beau gros steak de 16 onces. Grâce aux trouvailles des archéologues, on sait aussi que les abats étaient des morceaux particulièrement prisés, et que les os étaient craqués pour en extraire la moelle bien grasse. Même la peau était souvent grillée et consommée, également pour sa teneur en graisse. On peut dès lors affirmer sans hésiter qu’une fois le repas fini, il ne restait plus rien sur la carcasse. Donc, contrairement à Modernman, on ne prenait pas seulement les plus beaux morceaux, pour ensuite jeter le reste.

Même choses pour la cueillette : lorsque Cavewoman allait chercher des fruits et des noix (non, je ne veux pas tomber dans les stéréotypes, mais c’était les hommes qui chassaient et les femmes qui cueillaient, c’est ainsi), elle ne prenait uniquement que ce que ses compagnons étaient en mesure de consommer à court terme - pas question de tout ramasser sans discernement pour trier plus tard ni pour jeter ce qui se gâtait au bout de trois jours. Et elle cueillait ce qui était jugé mangeable, pas seulement les fruits parfaits et sans tares comme ceux qu’on voit sur les tablettes de nos supermarchés modernes.

En somme, le problème auquel fait face notre planète en ce moment n’en est pas un de consommation, bien plutôt de surconsommation, et surtout de gaspillage. Si vous en avez l’occasion, allez visiter une usine de transformation des aliments, peu importe laquelle. Vous serez à même de constater combien de pelures sont jetés (pommes, poires, pêches) pour la mise en conserve, quels morceaux de viande restent sur les os lors de la séparation mécanique. Sinon, promenez-vous un moment dans les ruelles derrière les supermarchés : vous y verrez des tonnes de victuailles laissées pour compte simplement parce qu’elles n’étaient pas esthétiquement parfaites.

Et puis, une réduction de la consommation ne ferait que le plus grand bien à plusieurs. On sait qu’un adulte de taille moyenne a besoin de 2000 à 2500 calories par jour. Regardez un peu autour de vous : combien de vos proches se limitent à ce chiffre? On peut sans effort consommer davantage en un seul repas. Ce n’est plus un secret que la plupart des nord-américains affichent un surplus de poids, sans compter ceux qui passent des heures au gym pour brûler les calories en excès. Ne serait-il pas plus facile de simplement limiter notre consommation?

En fait, la plupart des gens qui se convertissent à l’alimentation paléolithique rapportent une baisse significative de leur appétit à partir du moment où ils excluent les céréales de leur alimentation. Quelques onces de viande par jour suffisent amplement. Comparez une tranche de pain avec une tranche de viande de même dimension (épaisseur, longueur, largeur). Laquelle sera plus rassasiante, croyez-vous? La tranche de pain ne sera qu’un prélude à votre repas. La tranche de viande SERA votre repas.

Oui, l’agriculture demande de grands champs et beaucoup de ressources. Mais faut-il vraiment nourrir le bétail aux céréales? Et si les humains cessaient eux-mêmes de consommer des céréales, ça ne laisserait que plus de place pour les pâturages verdoyants.